Une VSP

La VSP (Voie Spécialisée Partagée)

Sous la pression du trafic et les difficultés à créer de nouvelles infrastructures souvent coûteuses, de nouvelles techniques permettent d’utiliser au maximum tous les espaces de voirie disponibles et parfois en dehors des usages prévus initialement. C’est le principe de la VSP qui consiste à utiliser l’espace dédié à la Bande d’Arrêt d’Urgence (BAU), à certaines périodes, pour la circulation de véhicules autres que ceux d’urgence et de maintenance.

Toutefois, comme son nom l’indique, la bande d’arrêt d’urgence est avant tout nécessaire à l’arrêt ou au stationnement de véhicules en cas de nécessité absolue.

Ce type d’aménagement nécessite la mise en place d’une signalisation dynamique permettant d’indiquer aux conducteurs des transports en commun lorsque la VSP est activée (lorsque le trafic est saturé) et lorsqu’elle désactivée (par exemple lorsqu’il y a un véhicule en panne sur la BAU).

Actuellement, deux tests de VSP ont lieu en région parisienne et dans l’agglomération de Grenoble.

En région parisienne, l’expérimentation consiste à ouvrir à la circulation la BAU, grâce à des Glissières Mobiles d’Affectation (GMA) aux périodes de pointe. L’ouverture d’une voie supplémentaire interagit directement sur les tronçons en amont et en aval.

Sur l’agglomération grenobloise, les congestions récurrentes sur l’A48 aux heures de pointe entraînent des retards dans la circulation des autocars d’une ligne express régionale à haut niveau de service traversant la ville. L’expérimentation menée par le Conseil Général de l’Isère consiste à permettre aux transports en commun d’emprunter la Voie Spécialisée Partagée (VSP) lorsque les conditions d’exploitation le justifient (trafic, conditions de circulation).

Dans le cadre du Trans Eco Express, un projet de VSP porte sur l’utilisation de la BAU de la route du littoral, en entrée de Saint Denis entre le PR6 et le tunnel.


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mardi 8/11/2011